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ARTICLES DE PRESSE


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Club Espace 21 pour sa part n’intervient qu’occasionnellement en proposant une revue de presse "choisie et parfois commentée", en lien avec les sujets et les thèmes abordés par Club Espace 21, présentée dans cette rubrique.

Une actualité "commentée"

Un titre peut être factuel sur un événement, des données, des statistiques ou sur un sondage. Un avis ou une interprétation peut alors nous inciter à réagir et faire l’objet d’un commentaire de CE21 dans la rubrique « les avis des lecteurs ».

Décembre 2022


    "Ignorance stupéfiante"  : l’ex Haut-Commissaire à l’énergie atomique dézingue "l’inculture des politiques"

    Entendu à l’Assemblée nationale par la Commission d’enquête sur la souveraineté et indépendance énergétique, Yves Bréchet, Haut-Commissaire à l’énergie atomique de 2012 à 2018 a pointé, face aux députés, « l’inculture scientifique et technique de notre classe politique », selon lui « au cœur du problème » dans la politique énergétique française.

    Avant de quitter ses fonctions à la tête d’EDF en septembre, Jean-Bernard Lévy livrait contre les dirigeants français un réquisitoire implacable. Bis repetita ce mardi 29 novembre  : à l’heure où la France est menacée par une pénurie d’électricité, c’est au tour d’Yves Bréchet, Haut-Commissaire à l’énergie atomique de 2012 à 2018, de sonner la charge. Entendu à l’Assemblée nationale par la Commission d’enquête sur la souveraineté et indépendance énergétique, le polytechnicien, membre de l’Académie des sciences et président du conseil scientifique de Framatome, était interrogé sur les causes du marasme dans lequel se trouve le nucléaire français, dont la moitié du parc est aujourd’hui à l’arrêt. Sans exonérer les acteurs de la filière de leurs responsabilités, Yves Bréchet a pointé, face aux députés, « la question de l’instruction scientifique des dossiers politiques », selon lui « au cœur du problème ».

    « La faiblesse des analyses conduisant aux décisions de l’État pose question », alerte l’expert « têtu mais pas obstiné », ayant refusé un troisième mandat de Haut-commissaire, faute d’avoir été entendu. « Il est important de comprendre comment la cohérence d’une stratégie industrielle a cédé la place à l’opportunisme d’une stratégie de communication », explique-t-il sans ambages. C’est au lance-flammes que passe la politique énergétique et industrielle française des quinze dernières années  : « La doxa prônant le passage de 75 à 50 % de la capacité électro-nucléaire, la confusion entre la puissance installée et la puissance délivrée, l’omission des coûts de réseau et de stockage dans l’évaluation des aspects économiques des différentes sources d’électricité, le refus de procéder à une analyse de fond des expériences faites chez nos voisins, témoignent au mieux d’une naïveté confondante », lance Yves Bréchet.

    Lequel enfonce le clou, en ajoutant  : « La propension à considérer que les technologies en développement – l’hydrogène comme vecteur énergétique, les smart-grids – peuvent être, en situation d’urgence climatique, des technologies à déployer massivement, dans l’instant, témoigne d’une méconnaissance profonde des délais de développement. (...) Inversement, la procrastination sur toutes les décisions concernant le nucléaire et la politique d’annonces dans l’attente de décisions concrètes de mise en chantier montrent une ignorance stupéfiante de l’inertie intrinsèque des industries lourdes et de la nécessité d’une vision stable à long terme pour conserver l’outil industriel au bon niveau. L’incapacité à penser l’ensemble d’un système énergétique conduit à des PPE [Programmations pluriannuelles de l’énergie, N.D.L.R.] qui sont un collier de perles gadget au moment où on aurait besoin d’un câble robuste. » Outch.

    Qui est responsable de ces errements ? Si les fautes politiques sont régulièrement pointées dans la gestion du dossier énergétique, elles le sont rarement avec autant de force. « Ces constatations sont autant de signes que l’analyse scientifique et technique a déserté les rouages décisionnels de l’État sur ces sujets », juge ainsi l’ancien Haut-commissaire – un poste particulier, conseillant à la fois le Commissariat à l’énergie atomique et l’exécutif sans aucune tutelle hiérarchique, ce qui garantit une parole très indépendante. La preuve dans cette sortie, adressée aux députés de la commission  : « Au-delà des anciens ministres que vous pouvez auditionner pour le fun, en étant à peu près sûr de n’avoir que des effets de manche, c’est dans les structures des cabinets et de la haute administration, qui sont censés analyser les dossiers pour instruire la décision politique, qu’il faut chercher les rouages de la machine infernale qui détruit mécaniquement notre souveraineté énergétique et industrielle. »

    CARRIÉRISME

    « Pourquoi, en six ans de mandat et malgré les demandes réitérées, je n’ai vu se tenir le comité à l’énergie atomique que deux fois, alors qu’il aurait dû être réuni chaque année  ? (...) Pourquoi est-il rarissime d’avoir un retour sur un rapport technique  ? Pourquoi les avis réitérés de l’Académie des sciences, de l’Académie des technologies, sont-ils reçus dans un silence poli ? », demande encore Yves Bréchet. Selon lui, il faut d’abord chercher dans « l’inculture scientifique et technique de notre classe politique » la cause primaire de ces dysfonctionnements. « Dans la génération qui a reconstruit le pays, les élèves de l’ENA recevait un cours de Louis Armand – polytechnicien et résistant ayant dirigé la SNCF après-guerre, puis Euratom, ndlr. – sur les sciences et les technologies de la France industrielle. Il faut avoir eu ce cours entre les mains pour comprendre ce que ça voulait dire  : ça ne faisait pas d’eux des ingénieurs, cela leur donnait la mesure du problème. »

    L’aréopage de conseillers gouvernementaux ne sort pas indemne, lui non plus, de cette audition. « Quel que soit le prestige de leurs diplômes, ils se retrouvent à conseiller sur des sujets qu’ils ne maîtrisent généralement pas un ministre qui ne se pose même pas la question, mitraille le scientifique devant des députés moitié amusés, moitié interloqués. Leur première préoccupation sera trop souvent de ne dire à leurs ministres que ce qu’il a envie d’entendre pour ne pas nuire à leurs carrières à venir. » Déplorant que « l’analyse scientifique des dossiers soit systématiquement ignorée, broyée par effet de cour qui était au service des gouvernants plus qu’à celui du pays », Yves Bréchet martèle le message  : « Au fond, c’est l’instruction scientifique et technique des dossiers politiques qui doit être repensée de fond en comble. Que les corps techniques de l’État forment correctement leurs jeunes, au lieu de se contenter d’être le chien de garde de chasses gardées. Que les conseillers soient en état de conseiller, c’est-à-dire réapprennent à analyser le fond des dossiers et à challenger les experts. » Il n’est pas certain que la destruction des grands corps publics (préfets, diplomates ou inspecteurs) initiée par Emmanuel Macron au profit d’une logique se rapprochant du fonctionnement du privé aille exactement en ce sens.

    A suivre dans MARIANNE.fr

    Guerre en Ukraine, écologie, Chine… Macron et Biden confirment leur amitié sur fond de dossiers épineux

    Les deux présidents se sont rencontrés à Washington ce jeudi, l’occasion d’aborder des dossiers internationaux comme la guerre en Ukraine, la révolution en Iran, mais aussi la concurrence rude opérée par la Chine face aux États-Unis.

    Une visite d’État en grande pompe pour resserrer les liens entre Paris et Washington. Le président américain Joe Biden a reçu Emmanuel Macron ce jeudi à la Maison Blanche lors d’une fastueuse visite d’État. L’occasion de rencontrer, à nouveau, un allié historique, mais aussi d’aborder des questions épineuses, comme les relations commerciales entre les États-Unis et l’Europe, ou encore la guerre en Ukraine.

    Après une série d’accolades et une arrivée marquée d’hymnes et de coups de canons, Emmanuel Macron s’est dit « honoré et ému » d’être reçu à la Maison Blanche, saluent deux « nations sœurs dans leur combat pour la liberté », qui « sont les alliés les plus solides car cette amitié est enracinée à travers les siècles ». « Il nous faut savoir redevenir frères d’armes », a appuyé le président français, faisant allusion, notamment, à l’invasion russe en Ukraine. « Notre destin commun est de répondre ensemble », a-t-il assuré.

    De son côté, Joe Biden a déclaré que « c’était un honneur d’accueillir » Emmanuel Macron pour la première visite d’État aux États-Unis, se permettant même une mention à la « liberté, l’égalité et la fraternité », en français.

    Des « amis proches » qui se retrouvent

    Le message est clair, répété à l’envi : ce sont, ici, deux « amis proches » qui se retrouvent. C’est seulement dans le bureau ovale, au coin du feu, que les dossiers épineux de l’actualité ont été évoqués. Premier dossier : la guerre en Ukraine. Macron et Biden promettent de soutenir Kiev « aussi longtemps qu’il le faudra ». « Nous soutenons à la fois l’armée ukrainienne et la population civile » dans leur résistance, a insisté le président français lors d’une conférence de presse commune.

    Paris ne « pousserait jamais les Ukrainiens à accepter un compromis qui serait inacceptable pour eux », parce que cela ne permettrait pas de construire « une paix durable », a ajouté Emmanuel Macron. Interrogé sur la possibilité d’un dialogue avec Vladimir Poutine, le président russe, Joe Biden s’est dit « prêt » à discuter, seulement « s’il cherche un moyen de mettre fin à la guerre ». « Il ne l’a pas encore fait », a-t-il précisé.

    Autre sujet : les manifestations en Iran pour les droits des femmes. Les deux chefs d’État ont conjointement applaudi « les femmes et les jeunes » qui protestent « pour obtenir le droit d’exercer leurs droits humains et leurs libertés fondamentales, auxquels l’Iran a souscrit, et qu’il bafoue ».

    Sur la Chine, en concurrence rude avec les États-Unis, Paris et Washington s’engagent à fournir une réponse « coordonnée » aux défis posés par Pékin. Les deux pays veulent par ailleurs « renforcer le partenariat entre les États-Unis et l’Union européenne sur l’énergie propre et le climat », en synchronisant notamment leurs approches en matière d’industrie verte.

    Des reproches sur le plan de relance américain

    Coopération, voilà le maître mot qui semblait diriger les conversations entre les deux présidents. Avant la rencontre, une ombre s’était cependant dessinée au tableau : la question difficile des projets américains de relance industriels, jugés « agressifs » par la France.

    Les États-Unis et l’Union européenne « ne sont pas sur un pied d’égalité » à cause des subventions américaines prévues dans le grand plan climat de Joe Biden, qui favorisent les produits « made in USA », avait regretté Emmanuel Macron dans une interview à ABC. Le différend s’est finalement réglé en réunion franco-américaine. « Nous allons créer des emplois aux États-Unis mais pas aux dépens de l’Europe », a justifié le président américain en conférence de presse. « La volonté de Biden est ici de refaire une industrie forte. La France fait exactement la même chose », a abondé Emmanuel Macron, promettant des travaux techniques en Europe pour permettre de « réussir ensemble, pas l’un contre l’autre ».

    Le message est donc compris : France et États-Unis veulent marcher main dans la main, en tant qu’amis. Emmanuel Macron est d’ailleurs le premier à qui le président américain réserve un tel traitement depuis son investiture en janvier 2021. De quoi confirmer le statut de la France, considéré comme le « plus vieil allié » des États-Unis. « L’amitié triomphe toujours », a même réitéré le chef d’État français.

    à suivre dans Le Parisien

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