Comme il faut s’y préparer et le comprendre, l’Intelligence artificielle (IA) est et sera de plus en plus présente dans tous les secteurs et tous les domaines. Au quotidien, l’IA a déjà un impact en toutes circonstances. Présente depuis des dizaines d’années, elle vient d’éclore aux yeux du grand public. Nous sommes tous concernés et à tous les niveaux. Au-delà de sa mission de facilitateur, les outils mis à notre disposition vont bouleverser l’ordre établi comme toujours au gré des découvertes, scientifiques, technologiques et numérique.
Le secteur du « numérique » en forte croissance continue
Pour qualifier l’activité, on distingue 4 secteurs reconnus et comparatifs entre pays. Le plus important en France, c’est celui du « service » à 43% ; la « production » frise les 22%, dont seulement la moitié peut être considérée comme une « production industrielle » ; la « transformation », considérée comme le troisième secteur représente 15% de l’activité. Un quatrième secteur, le « numérique » tient sa place depuis plus de 20 ans. Il ne cesse de progresser de manière exponentielle.
Tous les secteurs et tous les domaines sont concernés – montage : clubespace21.fr
C’est vrai que l’impact de l’IA envahit l’actualité. En témoigne l’importance qu’elle occupe sur les réseaux, dans la presse et les médias. Du professionnel à l’usager courant, l’image perçue est que toutes les informations, explications, synthèses et rapports se réduiraient à de simples analyses de résultats ? Au-delà de ce raccourci ce quatrième secteur du « numérique » (15%), auquel appartient l’IA, en forte croissance, va très fortement influencer les autres secteurs économiques.
L’Intelligence artificielle (IA), c’est quoi ?
Un outil technologique performant, hors norme, de l’informatique et du numérique. À la base, il permet à partir de données, de connaissances et d’acquis : - d’automatiser et d’optimiser un grand nombre de tâches humaines ; - de modifier les comportements, de faciliter les conditions de travail ; - de répondre, d’expliquer, de discuter et de proposer des solutions ; - de contribuer à la réflexion et d’aider à la prise de décision et d’imaginer et de créer les scénarios du futur.
Le 4ème secteur économique de la transformation et des services – montage : clubespace21.fr
Appelée cognitive, générative, déterministe, éducative, les potentialités et les applications sont innombrables et non qualifiables. Pour exemple, un énoncé non exhaustif dans le désordre : automatisation, robotisation, numérisation, informatisation, monétisation, visionique, imagerie générative, modélisation, mise en réseaux, télétransmission, pensée virtuelle, science-fiction ; etc.
Les indispensables générateurs de l’IA
L’existence de l’IA à grande échelle nécessite l’apport des géants de la technologie, des finances et du numérique avec le développement de « high level software & hardware ». La possession comme l’accès aux matériaux rares et leur transformation sont des fondamentaux d’existence. Qualifiés d’indispensables, ces contributeurs appuient la recherche, l’innovation, le marché et la promotion de ces outils du futur.
Contribution des géants de la technologie, des finances et du numérique – montage : clubespace21.fr
L’impact de l’IA sur l’emploi dans les 5 ans
L’impact de l’Intelligence artificielle (IA) se fera sentir d’abord sur l’emploi. Quels sont les tâches qui seront les plus concernées ? L’automatisation primaire et le suivi des étapes de transformation, un potentiel de 27% de ses tâches seront supprimées. Cela entrainera autour de 5% de suppressions net d’emplois. 80% des emplois actuels ne seront pas touchés.
En revanche, une multitude de métiers nouveaux vont voir le jour progressivement et générer de nombreux emplois nouveaux, nécessitant des formations de base et supérieure pour intégrer les nouveaux outils technologique et numérique. On estime le besoin en emploi autour de 15% dans les 5 ans. De nombreuses formations adaptées sont en cours de développement pour tous les niveaux.
Quels sont les principales activités affectées ?
Parmi les métiers les plus impliqués dans les mutations liées à l’IA, les acteurs de tâches administratives et répétitives, secrétariat et gestion ; le service au client et de vente directe, la production et la logistique, opérateur et logisticien ; les analyses et le traitement des données, le conseil, la comptabilité et les finances, etc.
Avec la progression de l’automatisation et la robotisation, de nombreux métiers, auxiliaires et complémentaires, seront transformés dans la santé et le social ; dans la technologie et l’ingénierie tous les niveaux professionnels seront affectés techniciens, développeurs et ingénieurs.
Les métiers du domaine de la création et de la communication sont déjà sous influence de l’IA. Dans l’action au quotidien, rédacteur, graphistes, gestionnaire de réseaux, journalistes en perçoivent les changements au quotidien.
Une remise en cause progressive de connaissances mais totale concerne l’éducation et la formation (spécifique et continue). Les estimations prévoient jusqu’à 59% de reconversion adaptative. 40% des métiers et des compétences ne seront pas reconnus.
Les premiers bénéficiaires de l’IA
L’IA au service de la gestion des connaissances, de l’économie et du social – montage : clubespace21.fr
Les premiers bénéficiaires de l’IA dans le secteur des services sont avant tout les GAFA et leurs dérivés, à l’origine et dans l’exploitation. Pour information, à noter qu’en 2024, les institutions américaines ont produit 40 modèles d’IA, réseaux remarquables, contre 15 pour la Chine et 3 pour l’Europe. Tous les réseaux sociaux, publics et privés, à tous les niveaux sont impliqués. Un exemple : la télécommunication « upgrade » pour l’information, pour le civil ou le militaire, la santé et la médecine, etc. Le législatif et l’opérationnel peuvent aussi en tirer profit, en organisation et en gestion. Les milieux financiers et la Bourse auront également leur épingle à tirer du jeu.
Vers un saut dans l’inconnu de l’IA qui n’est pas sans dangers…
Ce saut dans l’inconnu de l’IA n’est pas sans risques multiples, mal définis, mal connus et difficiles à anticiper L’intelligence artificielle (IA) soulève des questions majeures sur ses impacts potentiels—positifs comme négatifs—sur le comportement, l’activité et l’intelligence humaine. L’arrivée à grande échelle de l’influence de l’IA sur la société ne peuvent pas être ignorés. Qu’il s’agisse de l’impact sur le comportement humain et la transformation de la relation dans l’activité, de l’impact sur le facteur intelligent de créativité, sans oublier la robotisation et les risques éthiques et sociétaux. Un article prochain abordera le sujet des risques et des dangers de l’IA.
Ne jamais oublier que « Nous sommes tous des managers. » Choix, décision et compétences seront toujours de la responsabilité de l’Humain. C’est pourquoi, il importe de « savoir maîtriser le réel pour une entrée progressive dans le monde virtuel de l’IA. »
Jacques Martineau



