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PROPOS DE PRESSE


Au quotidien, un grand nombre d’informations, dans la presse et au travers des médias, peut nous interpeller.

Une actualité "commentée"

Un titre peut être factuel sur un événement, des données, des statistiques ou sur un sondage. Un avis ou une interprétation peut nous inciter à réagir et faire l’objet d’un commentaire de CE21.

Mars 2020


    Coronavirus : 5 nouvelles ordonnances pour finaliser la loi sur l’état d’urgence sanitaire

    Ce vendredi après-midi, lors d’un Conseil des ministres exceptionnel, cinq ordonnances complémentaires ont été adoptées.

    Ils se sont réunis ce vendredi après-midi, lors d’un Conseil des ministres exceptionnel, pour adopter les cinq dernières ordonnances de la loi sur l’état d’urgence sanitaire. Mercredi dernier, les ministres de Bercy, du Travail, de la Justice ou encore de la Santé n’avaient pas pu examiner l’intégralité des 30 textes — seules 25 ordonnances ont été ratifiées ce jour-là — car le chef de l’Etat avait dû partir à Mulhouse, où il s’est notamment rendu à l’hôpital de campagne militaire monté juste à côté de l’hôpital de ville, complètement saturé.

    Cette fois-ci, parmi les cinq ordonnances, le gouvernement a notamment précisé les mesures sur le chômage partiel, qui concerne d’ores et déjà 1,6 million de Français. L’objectif de ce texte détaillé, dont les contours ont déjà été largement dévoilés ces derniers jours : « Prendre des mesures exceptionnelles et temporaires permettant de limiter les ruptures des contrats de travail et d’atténuer les effets de la baisse d’activité, en facilitant et en renforçant le recours à l’activité partielle pour toutes les entreprises quelle que soit leur taille », explique le texte.

    Avant d’adopter cette ordonnance attendue en Conseil des ministres, une réunion à l’Elysée — avec plusieurs membres du gouvernement et les partenaires sociaux — a notamment permis, ce vendredi matin, de passer au crible le texte consacré au chômage partiel. Et si des contrôles « sont prévus » pour éviter les effets d’aubaine, comme le souhaitent les syndicats, l’Elysée insiste sur le fait que les services de l’Etat « feront preuve de la plus grande vigilance ».

    De nouvelles règles pour les entreprises en difficulté

    Par ailleurs, le gouvernement a également adopté une ordonnance concernant l’accompagnement judiciaire des entreprises et exploitations agricoles qui seraient en état de cessation de paiements. Le but de ce texte : adapter et faciliter les déclarations des patrons dans le contexte de la crise sanitaire. Les délais pour déclarer une cessation de paiements ou mettre en place un plan de sauvegarde ou de redressement seront ainsi allongés.

    Enfin, trois autres ordonnances ont été ratifiées lors du Conseil des ministres : un long texte sur l’organisation des examens de printemps et d’été (concours et baccalauréat notamment), une ordonnance consacrée au « droit applicable au fonctionnement des établissements publics et des instances collégiales administratives », ainsi qu’une autre sur les « aides exceptionnelles pour les droits d’auteur et droits voisins touchés par la crise ».

    à suivre dans Le Parisien

    Dans les pays du G7, les citoyens approuvent largement les mesures de lutte contre l’épidémie

    « Distanciation sociale », fermeture des commerces, des écoles et confinement sont jugés efficaces contre le Covid-19.

    Les opinions des grandes puissances du G7, touchées à des stades divers par la pandémie de coronavirus, font jusqu’à présent preuve d’une certaine résilience. Un sondage Kantar (*), réalisé entre le 19 et le 21 mars au Canada, en France, en Allemagne, en Italie, au Japon, au Royaume-Uni et aux États-Unis montre que les mesures prises pour endiguer le virus y sont bien ou assez bien comprises par 90 % de la population.

    Ce résultat est d’autant plus remarquable qu’une partie de ces démocraties a institué des mesures de confinement impliquant de renoncer temporairement à certaines libertés fondamentales. C’est le cas de l’Italie depuis le 11 mars, de la France depuis le 17, du Royaume-Uni depuis ce lundi et de 17 des 50 États américains. « Ces résultats montrent à quel point les opinions ont intégré la menace à la fois sanitaire et économique qui pèse sur elles - au point de consentir des sacrifices qui, en temps normal, leur sembleraient inenvisageables », observe Emmanuel Rivière, directeur de la division Public à l’institut Kantar.

    Relative cohésion

    Les sondés, logiquement inquiets pour leur santé (73 %) et celle de leurs concitoyens (86 %), ainsi que pour l’évolution de leurs revenus (71 %) ou la scolarité de leurs enfants (64 % et jusqu’à 72 % en France), disent faire confiance aux autorités de leur pays pour traverser la crise. À l’exception du Japon, qui ne déplore « que » 1 128 cas et 42 décès, mais où 35 % seulement des personnes interrogées se déclarent satisfaites, ils approuvent majoritairement la réponse des pouvoirs publics. C’est le cas de 61 % des Français - pas tout à fait un plébiscite en temps de guerre - et de 76 % des Italiens, malgré le lourd bilan dans la péninsule.

    Plus de neuf Italiens sur dix considèrent que les mesures de « distanciation sociale  », la fermeture des commerces, des écoles et l’interdiction de se déplacer sont efficaces.

    Avec 63.000 cas recensés et plus de 6000 morts, l’Italie est le pays le plus durement frappé par le Covid-19. Plus de neuf Italiens sur dix considèrent que les mesures de « distanciation sociale », la fermeture des commerces, des écoles et l’interdiction de se déplacer sont efficaces pour enrayer l’épidémie. Aux États-Unis, où Donald Trump a d’abord sous-estimé la gravité de la situation, l’indice d’approbation envers la réponse des autorités est de 53 %. Au Canada, elle culmine à 66 %.

    Cette relative cohésion face à la pandémie n’exclut pas, ici ou là, des critiques. En France, où la rhétorique martiale d’Emmanuel Macron au soir du 16 mars visait à l’évidence à provoquer une forme d’union sacrée, seuls 33 % des sondés considèrent que les services publics sont très ou assez bien préparés pour faire face. C’est 9 % de moins qu’en Italie, et deux fois moins qu’au Canada.

    Les Français considèrent avec une sévérité particulière l’attitude de leurs concitoyens. Seuls 36 % d’entre eux la jugent très ou assez bonne

    La pénurie de masques dans les hôpitaux, de même que le manque de réactifs pour pratiquer des tests à grande échelle, expliquent sans doute cette appréciation. Tout comme les revirements des experts et de certains représentants du gouvernement, qui ont commencé par relativiser la dangerosité du virus avant de revoir leur analyse face à l’aggravation prévisible du bilan. « D’une manière plus générale, contextualise Emmanuel Rivière, on constate depuis plusieurs mois que les Français s‘inquiètent face à ce qu’ils perçoivent comme un sous-financement du secteur hospitalier. »

    Dans certains pays, une majorité relative des personnes interrogées ajoute que les mesures prises ne vont pas assez loin. C’est le cas en Allemagne (47 %), où les autorités refusent jusqu’à présent d’envisager le confinement de leur population, mais aussi dans l’Hexagone (49 %). Les Français considèrent avec une sévérité particulière l’attitude de leurs concitoyens. Seuls 36 % d’entre eux la jugent très ou assez bonne.

    Peut-être les images diffusées au soir du dimanche 15 mars, sur lesquelles on a découvert que des milliers de Parisiens avaient profité de la journée ensoleillée pour investir les marchés, les parcs et les quais du canal Saint-Martin malgré les appels à la « distanciation sociale », expliquent-elles ce chiffre. À moins qu’il ne s’agisse des vols de masques constatés dans certains hôpitaux…

    Assaut de générosité

    Signe des temps, un tiers des personnes interrogées indiquent se fier d’abord à la télévision lorsqu’ils veulent s’informer sur le coronavirus. Les médecins et professionnels de santé n’arrivent qu’en seconde position, loin devant les hommes politiques.

    Un tiers des Français, interrogés sur la gestion de la crise par le gouvernement, estime que celle-ci met trop l’accent sur l’économie et par assez sur la protection sanitaire - tandis que 45 % jugent cette politique équilibrée. Cette inquiétude s’exprime dans des proportions voisines au Royaume-Uni et aux États-Unis, où la restriction des déplacements ne semblait encore qu’une hypothèse lointaine lorsque le sondage a été réalisé.

    60 % des Italiens jugent assez mauvaise la coopération internationale dans la lutte contre l’épidémie et 67 % se disent insatisfaits de l’entraide européenne La France (91 %) et l’Italie (94 %), où la vie s’est figée, sont les pays qui adhèrent le plus volontiers aux mesures de confinement. Ces données font écho au succès des appels « restez chez vous », ainsi qu’à applaudir les médecins chaque soir depuis son balcon, lancés sur les réseaux sociaux. « Ni l’impossibilité de se rencontrer, ni l’interdiction d’organiser l’enterrement d’un proche emporté par le coronavirus ne semblent menacer l’adhésion aux mesures imposées, analyse Emmanuel Rivière. Comme si les sondés avaient choisi de mettre temporairement leurs désaccords en sourdine - ce qui ne les empêchera sans doute pas de ressurgir lorsqu’on sera sorti de la crise. »

    Dès à présent, 60 % des Italiens jugent assez mauvaise la coopération internationale dans la lutte contre l’épidémie et 67 % se disent insatisfaits de l’entraide européenne. Lundi, pour la première fois depuis le début de la crise, l’Allemagne s’est engagée à accueillir dans ses hôpitaux 8 patients italiens atteints du Covid-19. Partis de Bergame, deux d’entre eux ont déjà été acheminés vers Dresde et Leipzig. « C’est un signal très important qui montre que nous pouvons aussi aider les autres », a déclaré le ministre-président (CDU) de la Saxe, Michael Kretschmer.

    Mais ce geste symbolique ne suffira sans doute pas à faire oublier que l’UE, mal préparée et peu équipée, n’a jusqu’à présent guère été capable d’aider l’Italie. La semaine dernière, pour ne rien arranger, on a appris qu’une cargaison de 110.000 masques et de respirateurs destinés à des hôpitaux de Lombardie avait été dérobée en République tchèque. La Chine, par contraste, mais aussi la Russie et Cuba, ont fait assaut de générosité…

    à suivre dans le Figaro

    Report des JO de Tokyo : quelles conséquences économiques pour le Japon ?

    Le report des JO devrait achever de plomber cette année le secteur du tourisme et de la consommation en général dans le pays, déjà en crise depuis des mois.

    Le report des Jeux olympiques de Tokyo 2020, confirmé ce mardi, s’annonce comme un coup dur supplémentaire pour l’économie japonaise cette année, même si le choc principal doit surtout provenir de la crise mondiale générée par la pandémie de coronavirus.

    Quel est le coût des JO pour le Japon ?

    Fin 2019, les organisateurs avaient estimé que le coût total de l’organisation des Jeux de Tokyo (24 juillet-9 août) devait s’élever à environ 1.350 milliards de yens (11,5 milliards d’euros) pour la partie japonaise. Cette enveloppe est répartie entre la ville de Tokyo (597 milliards de yens), le comité d’organisation japonais des JO (603 milliards) et l’Etat central (150 milliards).

    Cependant, l’implication financière de l’Etat serait en réalité dix fois plus importante -1060 milliards de yens - selon la Commission de vérification des comptes du Japon, qui préfère tenir compte des dépenses engagées depuis l’attribution des Jeux à Tokyo en 2013.

    Les entreprises privées japonaises ont aussi largement sponsorisé l’évènement, à hauteur de 348 milliards de yens (près de 3 milliards d’euros), un record. Par ailleurs, ce montant n’inclut pas les partenariats mondiaux signés entre des multinationales et le Comité international olympique (CIO) et s’étalant sur plusieurs olympiades. Parmi ces géants figurent notamment les Japonais Toyota, Bridgestone et Panasonic.

    Quels secteurs seront touchés ?

    Le gros des investissements, notamment la construction de nouveaux équipements sportifs, a déjà été réalisé et a donc déjà contribué au PIB national ces dernières années. Un report des JO devrait en revanche achever de plomber cette année le secteur du tourisme et de la consommation en général dans le pays, déjà en crise depuis des mois.

    L’activité touristique dans le pays a commencé à souffrir dès l’été dernier de tensions historiques ravivées entre Tokyo et Séoul, qui ont entraîné un boycott massif du Japon par les touristes sud-coréens, le deuxième plus gros contingent de visiteurs étrangers au Japon après les Chinois.

    Avec la pandémie de nouveau coronavirus cette année, le Japon se retrouve privé à la fois de touristes de Corée du Sud et de Chine continentale, qui représentaient à eux seuls près de la moitié des 31,9 millions de visiteurs étrangers dans le pays en 2019. En février, le nombre de visiteurs étrangers au Japon a ainsi chuté de 58,3% sur un an, dont un plongeon de 87,9% pour ceux en provenance de Chine, selon les dernières données de l’office national du tourisme JNTO.

    Toutefois, l’importance du tourisme pour l’économie japonaise, très diversifiée et industrialisée, est encore faible : les dépenses des touristes étrangers pesaient à peine 0,9% du PIB du Japon en 2018, selon le cabinet d’études économiques CEIC. Le ministère nippon du Tourisme avait tablé en 2018 sur 600 000 spectateurs étrangers pour les Jeux de Tokyo-2020. La consommation des ménages au Japon est aussi en berne depuis octobre dernier, pénalisée par une hausse de la TVA dans le pays.

    Quel impact sur le PIB ?

    Avec la pandémie de coronavirus, le Japon se dirige tout droit vers une récession, caractérisée par une contraction du Produit intérieur brut (PIB) sur au moins deux trimestres d’affilée. Le PIB japonais avait déjà reculé de 1,8% au quatrième trimestre 2019 comparé au troisième.

    Le cabinet d’études Fitch Solutions a estimé lundi que le PIB japonais reculerait de 1,1% en 2020, contre une prévision précédente de 0,2%, pour refléter l’impact du Covid-19 sur la consommation, le tourisme et les exportations. Et le report des JO de Tokyo pourrait encore creuser cette prévision négative "de 0,5 à 0,8 point de pourcentage", a prévenu Fitch Solutions.

    Car l’absence d’un tel évènement devrait aussi "affecter la confiance des consommateurs japonais", en plus de priver le pays de 240 milliards de yens (2 milliards d’euros) de recettes liées aux spectateurs étrangers, a estimé Takashi Miwa, économiste de Nomura interrogé par l’AFP.

    Les économistes de SMBC Nikko Securities, ont eux, prédit ce mardi que le report des JO aurait un impact négatif total de 660 milliards de yens (5,5 milliards d’euros) sur le PIB japonais cette année. Cependant, comme il s’agit d’un report de l’évènement et non d’une annulation pure et simple, l’impact sur la croissance devrait être nul à long terme, nuancent-ils.

    à suivre dans l’EXPRESS

    Coronavirus : l’Etat tente d’éteindre la colère et l’inquiétude des chauffeurs routiers

    Les professionnels du transport routier s’indignent des conditions dans lesquelles ils doivent travailler depuis le week-end dernier et des décisions mettant en place le confinement du pays.

    « Génial, la station Shell de Sommesous [dans la Marne] ! Pas d’accès aux sanitaires. Bel exemple de solidarité ! Depuis lundi [16 mars], je me sens comme un pestiféré. » « Cette nuit, j’ai été jeté d’une aire de service comme un chien. J’ai voulu aller aux toilettes, on m’a dit texto : “Sortez de là, vous avez qu’à aller dans la nature.” »

    Des messages comme ceux de Julien E. ou de Mathieu S., chauffeurs routiers, Laurent de Saulieu, directeur de la rédaction du journal professionnel Les Routiers, dit en recevoir des centaines depuis cinq jours sur Facebook. Ils sont le signe d’un courroux grandissant contre les conditions dans lesquelles les employés du transport font leur travail. « Quand les chauffeurs arrivent pour livrer, le client leur interdit l’accès aux locaux, aux W.-C., à la machine à café. Les employés refusent de toucher le bulletin de livraison, explique M. de Saulieu. De nombreuses aires d’autoroute et de relais routiers sont fermés, et il est impossible d’y faire sa pause. »

    Patrice Clos, secrétaire général de FO Transports confirme : « Pas d’accès aux toilettes, pas d’accès à l’eau, des petites pièces où les livreurs attendent les uns sur les autres, des plates-formes alimentaires où il n’y a plus personne sur le quai pour aider au déchargement. Nous remontons ces informations depuis mardi au ministère des transports. »

    « Garantir la continuité des opérations de transport »

    L’Etat semble avoir pris au sérieux cette colère et cette inquiétude. Un arrêté a été publié jeudi 19 mars visant à « garantir la continuité des opérations de transport dans les meilleures conditions sanitaires possible », déclarent dans un communiqué la ministre de la transition écologique et solidaire, Elisabeth Borne, et le secrétaire d’Etat aux transports, Jean-Baptiste Djebbari. Le texte rend obligatoire l’accès des chauffeurs à un point d’eau ou à du gel hydroalcoolique lorsqu’ils arrivent à une zone de livraison.

    « L’Etat s’emploie également à maintenir l’ouverture des stations-service, aires de repos, toilettes et restaurants routiers en vente à emporter, ajoute le communiqué. Ces services sont en effet indispensables aux conducteurs. Une carte de tous les sites ouverts sera bientôt disponible sur Bison futé. ». Le gouvernement prévoit également un maintien des activités de réparation et un assouplissement des obligations administratives et réglementaires. Dimanche 22 mars, par exemple, la circulation des poids lourds sera autorisée par un autre décret qui devrait paraître samedi.

    Cela suffira-t-il à éteindre le début d’incendie ? « Les paroles, c’est bien, les faits, c’est mieux, répond Patrice Clos. Pour le moment, il n’y a pas grand-chose qui se passe. Ce serait même plutôt l’inverse. Hier soir, par exemple, la station Shell de Mâcon [Saône-et-Loire] a fermé à 20 heures. Clairement, nous nous posons la question de savoir si on va continuer lundi. Une réunion est prévue ce vendredi en fin d’après-midi pour en décider. »

    Les chauffeurs pourraient-ils choisir d’arrêter de travailler la semaine prochaine ? « En tout cas, en ce qui concerne le transport non essentiel, ça suffit. Il va falloir arrêter les frais, déclare le dirigeant de FO Transports. Il y a suffisamment de travail sur les biens de première nécessité, d’autant plus que nous allons rouler tout le week-end. »

    Autre revendication syndicale : un blocage relatif des frontières qui laisserait passer les remorques, mais empêcherait les chauffeurs étrangers d’entrer sur le territoire. « On dit : “Restez chez vous pour ne pas répandre le virus” et on laisse 1,5 million de chauffeurs routiers se déplacer à travers l’Europe. Ce n’est pas logique, souligne Patrice Clos. D’ailleurs, beaucoup de routiers français refusent maintenant de se rendre en Grande-Bretagne, où les mesures sanitaires sont moins sévères qu’en France. »

    à suivre dans Le Monde

    CORONAVIRUS : LA FRANCE EN CONFINEMENT : TOUT CE QU’IL FAUT SAVOIR

    Après une première tentative de « lockdown partiel », que de nombreux Français semblent avoir interprété comme des vacances forcées, Emmanuel Macron a décidé de passer à l’étape supérieure.

    le 16 mars 2020, dans son allocution de 20 heures, il a placé la France en confinement « à l’italienne », sans toutefois prononcer ce terme. Le confinement va commencer le 17 mars 2020 à 12 heures et est annoncé pour une durée de 15 jours… mais ne vous faites pas d’illusions, le confinement va durer, sans aucun doute, plus d’un mois.

    Mais, dans le détail, qu’est-ce que ça signifie, comment ça va marcher ?

    Sorties interdites, rassemblements interdits, rencontres interdites Vous l’aurez compris, si vous avez écouté Emmanuel Macron le 16 mars 2020 au soir : tout est interdit. Du moins, tout ce qui peut entraîner une propagation du virus.

    De fait, les sorties sont interdites, les visites sont interdites, les rassemblements sont interdits. On ne sort pas pour se balader, on ne va pas voir ses voisins, ses amis ou sa famille, on ne traîne pas en groupe… on reste à la maison !

    Bon, vous vous en doutez, ce n’est pas aussi impératif que ça, mais c’est bien le mot d’ordre : restez à la maison. Car seul le confinement permettra de réduire l’avancée du coronavirus Covid-19 dans la population.

    Ce qu’il est possible de faire à partir du 17 mars 2020 à 12 heures en France Les déplacements non nécessaires sont formellement interdits. Sont toutefois considérés nécessaires les déplacements pour :

    Se rendre au travail si le télétravail n’est pas possible ; Faire ses courses ou acheter des produits de première nécessité (tabac, journaux…) ; Se faire soigner, aller récupérer des médicaments ; Motif familial impérieux ou assistance à personne vulnérable ; Sortir pour s’aérer, faire un peu d’exercice, permettre aux animaux de compagnie de faire leurs besoins. Dans ce dernier cas, toutefois, la sortie doit être brève, proche du domicile et ne doit pas donner lieu à des rassemblements.

    Tous les déplacements doivent respecter les règles de sécurité sanitaire : pas de contact (embrassades, poignées de main), distance minimum d’un mètre entre les personnes…

    La FAQ du ministère de l’Intérieur concernant le confinement : https://www.interieur.gouv.fr/Actua...

    INFORMATION IMPORTANTE POUR TOUS CES DÉPLACEMENTS

    Toute personne devant se déplacer doit se rendre sur le site du ministère de l’Intérieur et télécharger « l’attestation de déplacement dérogatoire » à imprimer et remplir. Elle pourra être demandée par les forces de l’ordre qui sont mobilisées pour faire respecter ces consignes.

    Le site du ministère de l’Intérieur pour télécharger l’attestation : https://www.interieur.gouv.fr/Actua.... (L’attestation dérogatoire peut être recopiée sur papier libre si besoin)

    100.000 policiers mobilisés : des contrôles et des amendes

    Afin de faire respecter ces consignes de sécurité et le confinement, le gouvernement devrait dépêcher, dans un premier temps, environ 100.000 gendarmes et policiers sur tout le territoire. Ils seront habilités à contrôler les personnes se trouvant à l’extérieur et demanderont l’attestation ou tout autre justificatif (comme une attestation d’employeur pour un déplacement professionnel nécessaire).

    Toute personne qui se retrouverait dans l’impossibilité de justifier sa présence à l’extérieur encourt, pour cette première version du confinement, une amende administrative de 135 euros. Les autorités feront néanmoins surtout de la prévention et du maintien de l’ordre, en particulier les premiers jours, le temps que tous les Français s’habituent à leur nouvelle vie.

    Comment peut évoluer le confinement ?

    Le gouvernement devrait, de toute évidence, faire évoluer le confinement pour le rendre plus ou moins strict selon l’évolution du nombre de cas et la propagation du virus coronavirus Covid-19 en France.

    En particulier, alors que la rumeur de sa mise en place courait, il n’y a pas de couvre-feu pour l’instant en France. Ce pourrait être une prochaine étape si le confinement actuel ne suffit pas.

    En outre, l’amende que risquent les contrevenants à ce confinement est administrative et uniquement de 135 euros. D’autres pays en confinement ont pris des mesures plus strictes : en Espagne l’amende va de 100 à 600 euros, par exemple, et en Italie le non-respect des consignes est désormais un délit pénal passible de prison. Ce pourrait être une forme de renforcement que peut décréter le gouvernement dans les semaines à venir.

    Enfin, l’armée n’est pas déployée à ce jour en France, bien que des mouvements de troupes aient été identifiés sur le territoire sans qu’il soit possible de lier les deux événements. Le déploiement de l’armée pourrait également être décidé si les Français ne respectent pas les mesures ou si les mesures ne suffisaient pas.

    à suivre dans Économie Matin

    Coronavirus : l’Allemagne ferme dès lundi ses frontières avec trois pays, dont la France

    Dès lundi, l’Allemagne va fermer partiellement ses frontières.

    Une situation inédite. Après les écoles, ce sont tous les lieux publics « non essentiels » qui ont dû fermer cette nuit à 0h00. Les élections municipales, elles, se maintiennent, comme prévu par le gouvernement. Les premiers votants matinaux ont pu déjà déposer leur bulletin, depuis l’ouverture des bureaux de vote à 8 heures.

    Suivez notre direct en vrac.

    15h30. Dès lundi, l’Allemagne va fermer partiellement ses frontières.

    14h30. Plus de 6 000 décès dus au coronavirus dans le monde

    Le nombre de décès liés au nouveau coronavirus dans le monde a dépassé les 6.000, après l’annonce par l’Espagne de 105 nouveaux morts en 24h, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles dimanche.

    Au total, 6.036 personnes sont décédées pour 159.844 cas de contamination recensés dans le monde. La Chine reste le pays avec le plus grand nombre de morts (3.199) mais c’est désormais en Europe que l’épidémie progresse rapidement, avec 1.907 décès dont 1.441 en Italie et 288 en Espagne, pays les plus touchés du continent.

    14h. Espagne : en 24 heures, 2 000 cas de coronavirus et une centaine de morts

    Quelque 2 000 nouveaux cas de coronavirus ont été enregistrés en Espagne et une centaine de personnes sont mortes, en 24 heures dans le pays, soit un des plus touchés en Europe derrière l’Italie, ont annoncé dimanche les autorités.

    Selon le dernier bilan, un total de 7 753 cas ont été détectés tandis que 288 personnes sont décédées du Covid-19 dans le pays qui s’est mis à l’isolement quasi total pour tenter de freiner la propagation de la pandémie.

    Le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez a annoncé samedi soir la mise à l’isolement quasi total du pays dont les 46 millions d’habitants n’ont le droit de sortir seuls de chez eux que pour des raisons impératives comme aller travailler, à la pharmacie, se faire soigner ou acheter à manger.

    13h15. Bruno le Maire précise les contours de la fermeture de magasins

    Les animaleries et commerces qui vendent de la nourriture pour animaux resteront ouverts à tenu à rassurer le ministre de l’économie.

    13h10. Macron justifie le maintien des élections

    Le président de la République a expliqué que, selon les scientifiques, il fallait rester 15 minutes en face de quelqu’un pour attraper le virus. Cela n’empêche donc pas de « sortir, de faire ses courses, ni d’aller voter à condition de respecter les précautions d’usage »

    Une situation inédite. Après les écoles, ce sont tous les lieux publics « non essentiels » qui ont dû fermer cette nuit à 0h00. Les élections municipales, elles, se maintiennent, comme prévu par le gouvernement. Les premiers votants matinaux ont pu déjà déposer leur bulletin, depuis l’ouverture des bureaux de vote à 8 heures.

    Au total, 6.036 personnes sont décédées pour 159.844 cas de contamination recensés dans le monde. La Chine reste le pays avec le plus grand nombre de morts (3.199) mais c’est désormais en Europe que l’épidémie progresse rapidement, avec 1.907 décès dont 1.441 en Italie et 288 en Espagne, pays les plus touchés du continent.

    13h00. L’Autriche interdit les rassemblements de plus de cinq personnes

    Le chancelier autrichien Sebastian Kurz a appelé ce dimanche la population à renoncer à ses déplacements lorsqu’il ne s’agit pas d’une nécessité professionnelle, de se ravitailler ou de porter assistance à autrui, afin de freiner la propagation du nouveau coronavirus.

    14h00. Le Royaume-Uni défend son approche et envisage de confiner les personnes âgées

    Le gouvernement britannique, critiqué pour sa réponse attentiste face au nouveau coronavirus, a défendu dimanche sa politique et envisage des mesures de confinement des personnes âgées.

    Pour l’heure, le gouvernement, qui espère retarder le pic de l’épidémie à l’été pour amortir le choc pour les services de santé, a donné pour consigne que les personnes présentant des symptômes restent confinées pendant une semaine.

    Selon le dernier bilan officiel, le Royaume-Uni compte 1.140 cas dont 21 morts.

    8h00. Municipales : malgré le coronavirus, les bureaux de vote ont ouvert

    Aux urnes malgré tout. Les Français ont commencé à voter dimanche pour le premier tour des municipales dans un pays à l’arrêt à cause de la crise toujours plus dramatique du coronavirus.

    à suivre dans l’OBS

    Aéroports de Paris (ADP) : il n’y aura pas de référendum... mais pas de privatisation non plus !

    La campagne de signatures pour obtenir un référendum sur la privatisation des Aéroports de Paris se conclura ce jeudi 12 mars par un échec. Mais selon les informations de Marianne, le gouvernement n’a pas l’intention d’engager la cession d’ADP. Voici pourquoi.

    Le délai expire ce jeudi 12 mars. Les opposants à la privatisation des Aéroports de Paris (ADP) avaient neuf mois pour recueillir 4,7 millions de signatures de citoyens afin d’enclencher un référendum d’initiative partagée (RIP). Le compteur reste finalement bloqué à un peu plus d’un million de paraphes. Soit tout de même 2,1% des électeurs français, malgré la mauvaise volonté du gouvernement à mettre en ligne un site digne du XXIe siècle pour recueillir efficacement les signatures. Il n’empêche : ce n’est pas assez pour empêcher la privatisation.

    Sauf que de privatisation, il n’y aura pas ! Référendum ou pas, Emmanuel Macron ne compte finalement plus engager le processus. C’est ce que confie à Marianne une source gouvernementale bien placée, qui détaille : « S’il n’y avait pas de crise économique et si les conditions de marché étaient parfaites, nous engagerions cette privatisation demain. La situation n’est pas celle-là. Il y a un million de signataires et les conditions de marché ne sont pas réunies. »

    "Pragmatique"

    Plusieurs lames de fond sont passées par là : la révolte des gilets jaunes, très actifs dans l’opposition aux privatisations, mais aussi l’épidémie de coronavirus qui a fait dévisser les marchés. Si bien que le gouvernement craint de ne pouvoir céder ADP à un prix intéressant - sachant que les recettes sont censées alimenter un fonds pour l’innovation. « Il faut être pragmatique. Toute notre attention est concentrée sur la crise actuelle », conclut notre source. Le coronavirus a bon dos...

    La privatisation d’ADP, dont l’Etat détient 50,63% du capital, a donc été reléguée loin dans la pile des priorités du gouvernement. Voire tout en bas, malgré l’attachement du Président à cette opération. En 2016, Emmanuel Macron, alors ministre de l’Economie, avait pesé de tout son poids pour obtenir de François Hollande le feu vert. Un des rares arbitrages élyséens qu’il aura finalement perdu. Et il est très peu probable que la question de la cession de cette infrastructure majeure resurgisse avant la fin du quinquennat.

    Une victoire pour le front des opposants, qui va des communistes à une fraction de la droite LR. A Bercy, on rappelle tout de même que, techniquement, l’Etat a désormais toute latitude pour privatiser : « La possibilité de descendre en dessous de 50% du capital est inscrite dans la loi », depuis l’adoption de la loi Pacte portée l’an dernier par le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire. Nul doute que les opérateurs, Vinci en tête, restent à l’affût. Mais le temps va manquer d’ici 2022. « On ne peut mettre le processus en route qu’à la clôture des comptes, en début d’année, donc ça ne peut pas être avant janvier 2021, glisse une députée de La République en marche investie sur le sujet. Et après, il y en a pour six à neuf mois. La question de la proximité avec la présidentielle se pose. » A moins que Macron ne veuille rouvrir un débat politique explosif...

    à suivre dans Marianne

    Coronavirus : les inquiétudes pour l’économie grandissent en Europe

    La crise sanitaire s’étend en Europe et fait craindre de graves répercussions économiques. Devant l’absence de coordination au niveau européen et la flambée de nouveaux cas d’infection, les Bourses ont de nouveau plongé. Des économistes anticipent une récession en Italie et en Allemagne.

    Au fur et à mesure que l’épidémie liée au coronavirus s’étend en Europe, les craintes de graves répercussions grandissent. Des décès évidemment mais aussi des conséquences économiques très négatives. Au-delà de l’impact sanitaire , sur le plan de l’activité, l’épidémie de coronavirus constitue en effet un choc d’offre mais aussi un choc de demande.

    Le choc d’offre, c’est le potentiel confinement d’une partie de la population qui paralyserait les entreprises, notamment les usines. Ce qui, en retour, affecterait la production et pourrait désorganiser les processus de production, comme dans l’automobile, par exemple, une industrie qui intègre de nombreux composants venant de l’étranger.

    Le choc de demande tient lui, au fait que, de peur d’être contaminés, les ménages changent leurs comportements. Il est même possible que la consommation cale. Or, « En Europe, jusqu’à présent, ce sont les consommateurs et la demande interne qui ont évité aux économies de flancher », rappelle Ludovic Subran, chef économiste de l’assureur Allianz.

    Plongée des marchés financiers

    Les investisseurs ne s’y sont pas trompés : les marchés actions européens ont plongé d’environ 13 % la semaine dernière. « L’absence de réponse paneuropéenne à la propagation de l’épidémie de coronavirus en Italie est inquiétante », considère Ludovic Subran. « C’est d’ailleurs ce manque de coopération et de coordination qui explique la chute des marchés actions cette semaine. Les investisseurs craignent que les gens restent chez eux, consomment moins, , ce qui serait un choc déflationniste majeur ». Pour le chef économiste du groupe allemand, « c’est ce choc de demande qui exige une réponse de politique économique ».

    D’autant qu’entreprises et ménages peuvent surréagir, créant ainsi un décalage entre le nombre d’infections, somme toute limité aujourd’hui, et l’impact macroéconomique.

    D’autre part, comme l’explique William De Vijlder, chef économiste de BNP Paribas, « si les entreprises sont dans l’incapacité de produire ou d’expédier leur production, ou si elles sont confrontées à une baisse de la demande, des tensions peuvent apparaître en termes de besoin en fonds de roulement ». Les évolutions sur les marchés financiers pourraient alors jouer un rôle d’accélérateur et contribuer à la détérioration des perspectives de croissance. C’est aussi ce cercle vicieux que banque centrale et pouvoirs publics doivent casser.

    « Un cas de force majeure »

    En fin de semaine, le gouvernement a annoncé de nouvelles mesures pour aider les entreprises et les salariés. Pour les entreprises, le coronavirus sera « considéré comme un cas de force majeure », a déclaré le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire. Il promet que, « pour tous les marchés publics de l’Etat, si jamais il y a un retard de livraison de la part des PME ou des entreprises, nous n’appliquerons pas de pénalité ».

    Ensuite, le ministre a annoncé des « possibilités de recours à l’activité partielle » et « l’étalement des charges sociales et fiscales pour les entreprises qui en auront besoin ». Certaines entreprises, qui ont subi les grèves et la chute des touristes chinois, sont déjà fragilisées. Quant aux salariés, ils pourront être arrêtés et seront indemnisés par la Sécurité sociale tout comme les parents d’enfants confinés.

    Un impact macroéconomique difficile à chiffrer

    L’impact macroéconomique reste, lui, difficile à estimer. Pour Denis Ferrand, directeur général de Rexecode, « l’épidémie a changé de nature en se développant sur le sol européen. Aujourd’hui, personne ne peut avancer de chiffre précis sur l’impact économique du coronavirus en Europe ».

    Certains s’y risquent quand même. Par exemple, les économistes de Bank of America ont revu à la baisse leurs prévisions de croissance mondiale à 2,8 % cette année. Mais ils sont beaucoup plus pessimistes pour la zone euro puisqu’ils tablent sur une progression du PIB de seulement 0,6 % cette année, la plus mauvaise performance depuis 2013. Sur le premier semestre, la croissance serait nulle et l’Allemagne et l’Italie connaîtraient une récession. Le sort de la France n’est pas beaucoup plus enviable. La croissance atteindrait seulement 0,8 % en 2020, alors que le gouvernement anticipe encore une hausse du PIB de 1,2 %.

    à suivre dans Les Echos.fr

    Retraites : 60% des Français souhaitent le retrait de la réforme - SONDAGE EXCLUSIF

    OPINION - Les sondages se suivent et ne s’améliorent pas pour le gouvernement concernant la réforme des retraites. C’est 9 points de plus qu’en février.

    Pour le quatrième mois consécutif, les Français montrent leur opposition à la réforme, comme le confirme cette enquête réalisée par YouGov pour Le HuffPost. Ils sont même plus nombreux qu’au mois de février à souhaiter le retrait de la réforme, passant de 51% des Français en février à 60% ces 2 et 3 mars, dates auxquelles le sondage a été réalisé. Soit au surlendemain de l’activation de l’article 49-3 permettant au gouvernement de faire passer en force sa réforme à l’Assemblée.

    En tout, 58% des Français affirment ne pas soutenir la réforme des retraites. Un chiffre qui atteint 60% chez les plus jeunes, les 18-34 ans. Sans surprise, au sein de l’électorat de gauche, le chiffre augmente. 69% des sympathisants du Parti socialiste sont opposés au texte, tout comme 89% de l’électorat insoumis.

    62% des femmes veulent le retrait du texte

    En revanche, net soutien chez LREM où 76% des sympathisants du parti présidentiel soutiennent le texte et encore 63% au sein de l’électorat des Républicains.

    Au-delà d’être opposés au texte, 60% des Français sont favorables au retrait de la réforme. Un chiffre qui a pris 9 points en un mois puisque 51% des Français souhaitaient le retrait au mois de février.

    Parmi les Français qui souhaitent le retrait, une majorité de femmes : 62% des femmes et 58% des hommes sont dans ce cas, preuve que le gouvernement n’a pas réussi à convaincre du bien fondé de cette réforme pour celles qui sont déjà largement perdantes dans le système actuel. Le chiffre est également en augmentation, elles étaient 53% à souhaiter le retrait du projet de loi en février et 48% des hommes. En mars et après l’usage du 49-3 samedi 29 février, seuls 28% des sondés soutiennent le gouvernement et ne veulent pas d’abandon du texte. Ils étaient 35% à soutenir le gouvernement le mois dernier.

    72% des Français préoccupés par l’avenir de leurs retraites

    Enfin, de plus en plus de Français sont préoccupés par l’avenir de leur retraite. Ils étaient 68% à se dire inquiets en février, ils sont désormais 72% préoccupés par l’avenir de leur retraite. Une nouvelle preuve que le gouvernement peine à rassurer et à convaincre.

    Si l’on entre un peu plus dans le détail de ce rejet selon les régions françaises, on observe que la région parisienne -la plus riche de France- est plus en soutien que les autres : 51% des Franciliens souhaitent le retrait du texte. Le nord-est, région où le PIB par habitant est bien moins élevé qu’en Île-de-France est la plus inquiète du pays puisque près de 70% des habitants sont favorables au retrait. (69%).

    à suivre dans HUFFPOST

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