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PROPOS DE PRESSE


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Décembre 2017


    Brexit : ce que dit l’accord conclu entre Londres et Bruxelles

    Le texte d’une quinzaine de pages pose les jalons pour la période transitoire et les trois dossiers prioritaires que sont les droits des citoyens expatriés, la frontière avec Irlande et la facture de la séparation.

    Au terme de longues journées et nuits de négociations, Londres et Bruxelles sont parvenus ce vendredi matin à rendre public un accord . Cet accord, matérialsé par un document d’une quinzaine de pages, se concentre avant tout sur les grandes lignes de la méthode qui devra être suivie.

    Et laisse à ceux qui seront en charge de la deuxième phase de négociations, le soin de s’accorder et de régler les modalités pratiques du divorce annoncé de Londres et de l’Union européenne.

    Brexit : ce qu’il faut retenir de l’accord, une période de transition « d’environ deux ans »

    Le texte sur lequel les deux parties sont parvenues à s’accorder prévoit une période de transition qui devrait durer « environ deux ans ». Durant ce laps de temps, le Royaume-Uni restera dans l’union douanière et dans le marché unique et restera soumis à la législation européenne, mais ne participera plus aux prises de décisions au sein de l’Union européenne.

    Toujours selon ce texte, l’Union européenne se dit prête à s’engager dans des discussions préliminaires sur un futur accord avec Londres. Destiné à régir l’avenir des relations commerciales entre le Royaume-Uni et l’Europe à 27, il ne pourra cependant être bouclé qu’au départ effectif du Royaume-Uni.

    Lors de sa conférence de presse, Michel Barnier, le négociateur en chef de l’Union sur le Brexit, a indiqué que celui-ci sera négocié sur le modèle de l’accord de libre-échange conclu avec le Canada.

    « Ce sont nos amis britanniques qui indiquent ces lignes rouges [...] Donc ce sera sur ce modèle-là que nous travaillerons », a expliqué Michel Barnier.

    Il détaille aussi les principes sur trois dossiers qui étaient jugés prioritaires : les droits des citoyens expatriés, la gestion de la frontière entre l’Irlande et la province britannique d’Irlande du Nord et le règlement financier de la séparation.

    Les droits des citoyens européens assurés

    Des éclaircissements sur le premier de ces dossiers étaient attendus par quelque 4 millions de personnes (dont un million de Britanniques vivant sur le continent).

    « Les citoyens de l’Union vivant au Royaume-Uni et les citoyens britanniques installés dans l’UE à 27 conserveront les mêmes droits une fois que le Royaume-Uni aura quitté l’UE » assure l’accord signé ce vendredi.

    Les Européens vivant au Royaume-uni pourront « continuer leur vie comme avant », a assuré Theresa May.

    Pas de frontière « dure » en Irlande

    La question irlandaise était particulièrement sensible puisque c’est sur ce point qu’avait trébuché l’accord qui était sur le point d’être signé en début de semaine.

    De fait, le texte prévoit finalement de garder ouverte la frontière entre l’Irlande et l’Irlande du nord. Les deux négociateurs « reconnaissent la nécessité de respecter » l’accord de Paix de 1998 qui a mis fin à 30 ans d’affrontements sanglants entre nationalistes et unionistes nord-irlandais. Et qui a eu pour conséquence de faire disparaître la frontière entre l’Irlande et l’Irlande du Nord.

    « Le Royaume-Uni reste résolu à protéger la coopération Nord-Sud et à éviter une frontière dure », explique encore le préaccord.

    Une décision saluée comme « un très bon résultat pour tout le monde sur l’île d’Irlande » ce vendredi par Simon Coveney, le ministre des Affaires étrangères irlandais.

    Londres devra régler la facture en euros

    Dernier point de compromis entre Londres et Bruxelles, les aspects financiers du divorce. Sur ce point, le texte se garde bien de donner des détails concernant la facture que devra payer Londres.

    Renvoyant à la deuxième phase des négociations « les modalités pratiques de mise en oeuvre de la méthodologie convenue et du barème des paiements ».

    Dans la matinée, un porte-parole de Theresa Mays a laissé entendre que la facture du divorce serait de l’ordre de 35 à 39 milliards de livres, soit 40 à 45 milliards d’euros au taux de change actuel, et que ce chiffre était « équitable ».

    Une estimation à prendre avec prudence car, à défaut d’indiquer un montant, le texte de l’accord stipule que ces sommes devront être réglées en euros, ce qui pourrait coûter cher à Londres si la livre sterling venait à dévisser.

    Dans sa conférence de presse, la Première ministre Theresa May a souligné elle aussi que la facture serait « équitable » pour les contribuables britanniques. De son côté, Michel Barnier a estimé qu’il n’était pas possible de donner un chiffre précis.

    « Je n’ai jamais cité de chiffre et je ne vais pas commencer aujourd’hui [...] parce qu’ils peuvent changer », a-t-il déclaré.

    à suivre dans Les Echos.fr

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