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PROPOS DE PRESSE


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Septembre 2019


    Pétrole : les attaques en Arabie saoudite font s’envoler les cours

    Les prix de l’or noir ont augmenté de plus de 10 % lundi matin, illustrant la crainte d’un conflit plus important au Proche-Orient.

    Les cours du pétrole se sont envolés, lundi 16 septembre, à la suite des attaques de drones contre des installations pétrolières en Arabie saoudite, samedi ; celles-ci ont réduit de moitié la production de pétrole du royaume. Le prix du Brent coté à Londres a enregistré la plus forte progression de son histoire lundi, en clôturant en hausse de 14,6 %, à 69 dollars.

    Cette envolée spectaculaire des prix était attendue, et toute la question est aujourd’hui de savoir à quel point elle sera durable. Dès samedi, tradeurs et acteurs du marché pétrolier ont identifié les risques. « Cette attaque est le “Big One” [séisme] », lançait ainsi le Wall Street Journal, en référence au surnom donné à un tremblement de terre dévastateur. Plusieurs observateurs partagent l’idée que ces attaques contre les installations du géant public Aramco sont celles de trop dans le conflit larvé entre l’Arabie saoudite et l’Iran, et leurs alliés respectifs. Dimanche, les Etats-Unis se sont déclarés « prêts à riposter ».

    Ces attaques ont réduit de plus de moitié la production saoudienne, qui perd ainsi 5,7 millions de barils par jour – ce qui correspond à environ 5 % de l’offre mondiale. C’est la plus soudaine baisse de production de l’histoire de l’or noir, plus encore que lors de la première guerre du Golfe.

    Cette flambée des cours pourrait se traduire rapidement par une hausse des prix à la pompe, selon des professionnels du secteur. « On peut s’attendre assez rapidement à une augmentation de l’ordre de 4 ou 5 centimes », parce que « les grandes sociétés répercutent au jour le jour l’évolution des prix sur le marché de Rotterdam [Pays-Bas] sur l’essence et le gazole », a déclaré Francis Duseux, président de l’Union française des industries pétrolières (UFIP), à l’Agence France-Presse.

    Stocks inutilisés

    Combien de temps prendra le retour à la normale ? Lundi, la compagnie nationale saoudienne, Aramco, assurait pouvoir rétablir rapidement la production d’un tiers de ce qui a été perdu. Mais il n’est pas impossible qu’il faille plusieurs mois avant un rétablissement complet de la situation.

    Le ministre saoudien de l’énergie, le prince Abdel Aziz Ben Salman, a assuré dès dimanche que le royaume utiliserait ses vastes stocks pour compenser en partie la perte de production. Le royaume dispose de réserves réparties en plusieurs points du globe pour assurer les livraisons à ses clients.

    « L’Arabie saoudite a environ 188 millions de barils de pétrole en réserve, ce qui, au rythme de 5,7 millions de barils par jour, couvre environ 33 jours », calculent dans une note les analystes de Morgan Stanley.

    Défiance des tradeurs

    Paradoxalement, cette hausse – si elle est ponctuelle – ne serait pas uniquement une mauvaise nouvelle pour l’Arabie saoudite, qui souhaite voir les prix monter depuis déjà plusieurs mois. De même, à Téhéran, on se félicitera probablement de voir les cours grimper.

    Mais cette situation risque de peser lourdement sur la confiance des tradeurs vis-à-vis de Riyad. « Abqaïq est le centre névralgique du système énergétique saoudien. Même si les exportations devaient reprendre sous vingt-quatre à quarante-huit heures, son image d’invulnérabilité est affectée », a déclaré à Reuters Helima Croft, de RBC Capital Markets.

    La vulnérabilité de ces installations a remis la question géopolitique au centre des préoccupations. Même si les Saoudiens parvenaient à tenir leurs promesses de rétablir la production rapidement, rien ne dit qu’une telle attaque ne se reproduira pas. Ou qu’une riposte serait sans conséquences sur la production pétrolière régionale.

    D’autant que Mohammed Ben Salman, le prince héritier du royaume, a particulièrement besoin de stabilité pour assurer une introduction en Bourse d’Aramco – un projet crucial pour les finances du pays. Selon plusieurs sources citées par la presse spécialisée, ce projet pourrait être reporté en attendant un rétablissement de la situation.

    à suivre dans Le Monde.fr

    Croissance, déficit : le gouvernement revoit à la baisse ses ambitions pour 2020

    Le gouvernement table désormais sur une croissance de 1,3 % l’an prochain, moins élevée que le +1,4 % qui était attendu il y a deux mois. Ce léger ralentissement et l’impasse faite sur certaines économies conduisent à alourdir le déficit prévu, désormais fixé à 2,2 % de PIB (contre 2,1 % attendus en juillet), soit quasiment le même niveau qu’en 2019 hors éléments exceptionnels. La dépense publique augmentera d’environ 25 milliards.

    Officiellement, le gouvernement continue de suivre la même feuille de route pour le rétablissement des comptes publics. Le projet de loi de finances pour 2020 qui sera présenté à la fin du mois montre toutefois les signes d’une pause, alors que les braises de la crise sociale ne semblent pas complètement éteintes. Le gouvernement vise en effet un déficit de 2,2 % de PIB en 2020, selon le document envoyé ce vendredi au Haut conseil des finances publiques, alors que la prévision était de 2,1 % il y a deux mois et même de 2 % en avril dernier.

    « Il faut remonter à 2001 pour trouver un déficit en deçà », se réjouit-on à Bercy. Les finances publiques françaises semblent pourtant embarquées sur un plateau, plutôt que sur une pente descendante à fort coefficient. En façade, ce chiffre pour l’an prochain traduirait, certes, une nette baisse par rapport au déficit de 3,1 % attendu cette année. Sauf que ce dernier intègre un élément exceptionnel, la transformation du CICE en baisse de charges pérenne. Retraité de cet effet, le déficit pour 2019 naviguerait plutôt autour de 2,2 % ou 2,3 %, soit quasiment le niveau espéré pour l’an prochain…

    Même évolution d’ailleurs pour le déficit structurel (hors éléments de conjoncture) qui sera stable d’une année sur l’autre, à rebours de la diminution réclamée par les Traités européens. Du coup, le niveau de la dette publique ne devrait guère bouger, à 98,7 % de PIB (98,8 % en 2019).

    Croissance au-dessus de celle de la zone euro

    Ce scénario plus gris que celui espéré au printemps dernier s’expliquerait pour moitié par la dégradation de l’environnement économique , selon les experts de l’exécutif. Ainsi le gouvernement voit désormais la croissance s’établir à +1,3 % l’an prochain, alors qu’il espérait +1,4 % il y a encore deux mois. Cela marquerait un ralentissement par rapport au +1,4 % toujours attendu cette année. Néanmoins, « la France resterait au-dessus de la moyenne de la zone euro, qui devrait connaître une progression de l’activité économique de +1,2 % », assure-t-on à Bercy.

    Ce scénario est fondé sur l’hypothèse d’une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne via un accord, mais un « hard Brexit » ne changerait pas fondamentalement la donne, estiment les experts budgétaires du ministère. L’autre explication à ces comptes dégradés vient des suites du mouvement des « gilets jaunes ». A la sortie du Grand débat, Emmanuel Macron a décidé pour environ 6,5 milliards d’euros de mesures nouvelles ( baisse de l’impôt sur le revenu et réindexation d’une partie des pensions) qui n’ont été finalement que très partiellement financées. Le gouvernement a notamment renoncé à trouver les 3 milliards d’euros d’économies supplémentaires qu’il envisageait au début de l’été. A cela s’ajoutent quelques gestes concédés ici ou là - comme celui lié à la grève des urgences - qui ont allongé la facture.

    Au final, la dépense publique devrait donc grossir d’un peu moins de 25 milliards d’euros l’an prochain, soit une progression en volume (hors inflation) de 0,7 %. En juillet, la croissance attendue était de +0,5 %, signe que les efforts se sont légèrement relâchés. « L’objectif de réduction de 3 points de PIB du poids de la dépense publique (sur le quinquennat) est toujours en ligne », argue-t-on à Bercy. Le taux sera à 53,4 % du PIB en 2020, contre 53,8 % en 2019.

    Dans ce tableau, la poursuite de la descente en flèche des taux d’intérêt se révèle être une divine surprise pour les gestionnaires de Bercy. Ces derniers anticipent une baisse de 3 milliards de la charge de la dette en 2019 par rapport aux attentes d’il y a un an, et encore de 5 milliards supplémentaires l’an prochain. De quoi combler une partie du dérapage.

    à suivre dans Les Echos

    Chine : les exportations vers les USA à la peine en pleine guerre commerciale

    Alors que Pékin et Washington annoncent entrer dans une nouvelle phase de négociations commerciales, la Chine révèle ce dimanche ses chiffres moroses pour son commerce extérieur au mois d’août.

    Les exportations du géant asiatique, un des piliers de son économie, ont connu un repli sur un an le mois dernier (-1,0%). Elles avaient pourtant bien résisté en juillet (+3,3%) en dépit des tensions commerciales avec les Etats-Unis. Quant aux importations de la Chine, elles ont poursuivi leur repli en août (-5,6% sur un an), à un rythme inchangé par rapport à juillet, dans un contexte de demande intérieure en berne.

    Sur fond de durcissement des tensions commerciales avec Pékin, des droits de douane supplémentaires frappant des milliards de dollars de biens importés de Chine sont entrés en vigueur le 1er septembre aux Etats-Unis. Et d’ici la fin de l’année, la totalité des importations en provenance du géant asiatique (quelque 540 milliards sur la base de celles de 2018) sera surtaxée, avec une dernière salve de droits de douane punitifs prévue le 15 décembre. La Chine a répliqué en augmentant les droits de douane sur 75 milliards de dollars de biens américains.

    Rencontre début octobre

    En dépit de nouvelles surtaxes réciproques, Pékin et Washington assurent maintenir le dialogue. Des négociateurs des deux pays doivent se retrouver début octobre aux Etats-Unis. Lors des dernières négociations en face-à-face à Shanghai fin juillet, les deux pays étaient convenus de se revoir en septembre aux Etats-Unis, sans préciser de date, pour tenter de trouver une issue à leur guerre commerciale. "Nous continuons à penser qu’aucun accord commercial ne sera conclu cette année ni même en 2020", estime l’économiste Tao Wang, de la banque UBS, citée par Bloomberg. Au contraire "nous voyons le risque d’une escalade supplémentaire de la guerre commerciale", met-elle en garde.

    Le conflit commercial entre la Chine et les Etats-Unis, débuté l’an dernier par l’administration Trump, menace à présent la croissance des deux premières économies mondiales. Au total, l’excédent commercial chinois a fondu en août à 34,83 milliards de dollars, contre 44,58 milliards le mois précédent. Avec les seuls Etats-Unis, l’excédent, suivi de près par le président américain Donald Trump, s’est légèrement replié sur cette période à 26,95 milliards de dollars contre 27,97 milliards en juillet. Les exportations à destination de l’Union européenne sont restées stables à 38,2 milliards de dollars.

    Risque de délocalisation

    Craignant une poursuite du bras de fer commercial entre Pékin et Washington, plusieurs instituts ont déjà revu à la baisse ces derniers jours les prévisions de croissance du géant asiatique pour l’an prochain à moins de 6% (contre 6,6% en 2018), ce qui serait son rythme le plus lent en près de 30 ans. Certaines entreprises produisant en Chine sont par ailleurs nombreuses à songer à délocaliser leur production - ou à le faire - dans des pays à l’abri des surtaxes américaines, notamment au Vietnam.

    Soucieuse de maintenir la stabilité sociale, dans une année sensible marquée notamment par le 70e anniversaire de la Chine communiste le 1er octobre prochain, Pékin fait de l’emploi l’une de ses priorités.

    Pour faciliter l’accès au crédit des micro, petites et moyennes entreprises — les plus dynamiques en termes d’emploi —, la Banque centrale chinoise (PBOC) a annoncé vendredi une baisse des dépôts que les banques sont obligées de garder dans leurs coffres. La mesure doit permettre d’injecter plus de liquidité dans l’économie. En juillet déjà, le Premier ministre chinois Li Keqiang avait appelé à renforcer le soutien aux entreprises tournées vers l’export à l’international et promis des allègements fiscaux.

    à suivre dans Challenges.fr

    La croissance du secteur privé reste atone en zone euro

    La croissance de l’activité des entreprises a été un peu plus forte que prévu en août mais elle reste timide, les services ne compensant que partiellement le ralentissement de l’industrie.

    Les moteurs de la croissance tournent au ralenti sur le Vieux continent. La croissance de l’activité des entreprises a été un peu plus forte que prévu en août mais elle reste timide, les services ne compensant que partiellement le ralentissement de l’industrie. L’indice PMI composite définitif publié par le cabinet Markit ce mercredi 4 septembre, qui regroupe les secteurs secondaire et tertiaire, a progressé à 51,9 contre 51,5 en juillet.

    Il était à 51,8 en août en version "flash". "La zone euro est restée empêtrée dans une situation de croissance faible et déséquilibrée en août", a dit Chris Williamson, chef économiste d’IHS Markit. Hormis un changement important en septembre, le PMI renvoie à une croissance de 0,2% seulement durant le trimestre en cours, égalant la prévision d’une enquête Reuters, ajoute-t-il. Le risque d’un coup de frein dans les services

    "La grande question est combien de temps la divergence peut-elle persister avant que la faiblesse du secteur manufacturier ne contamine les services et les ménages", dit encore Williamson. Les composantes de l’indice des services - qui a un peu progressé à 53,5 en août contre 53,4 en version "flash" et 52,3 en juillet - laissent penser que cela ne durera pas longtemps. Le sous-indice de l’emploi a reculé à 53,2 contre 53,5, au plus bas depuis le début de l’année, tandis que sous-indice de la production future est tombé à un creux de plus de six ans de 55,3 contre 58,8.

    Les services en Allemagne font de la résistance

    Malgré un moteur industriel en grande souffrance, l’activité et les créations d’emploi dans le secteur des services ont bien résisté montrent les résultats définitifs de l’enquête IHS Markit auprès des directeurs d’achat (PMI) publiés mercredi. L’indice composite, qui combine les services et l’industrie, a progressé à 51,7 le mois dernier contre 50,9 en juillet.

    Il reste ainsi confortablement en zone de croissance et s’améliore en outre par rapport à une première estimation à 51,4. L’indice des services dépasse lui aussi les attentes, à 54,8 contre une première estimation à 54,4 et 54,5 en juillet. "Les créations d’emploi dans le secteur des services demeurent un soutien pour l’économie, du moins pour l’instant, et l’inflation basse dans l’ensemble du secteur privé, qui a le potentiel pour baisser encore, est un autre facteur de soutien de la demande intérieure pour le reste de l’année", commente Phil Smith, économiste d’IHS Markit.

    Le tertiaire au plus haut depuis neuf mois en France

    L’activité dans le secteur privé a accéléré en août, reprenant de l’élan après avoir marqué le pas en juillet, selon la version définitive des indices IHS Markit publiée mercredi. L’indice PMI d’activité des services s’est établi à 53,4 le mois dernier au plus haut depuis novembre 2018, au-dessus de son niveau de juillet (52,6) et de sa première estimation de 53,3 publiée le 22 août.

    Il évolue pour le cinquième mois consécutif au-dessus du seuil de 50 qui distingue croissance et contraction de l’activité. L’indice composite, qui combine des éléments de l’indice des services et de celui du secteur manufacturier - dont l’activité est repartie à la hausse en août - s’est quant à lui établi à 52,9, un peu au-dessus de son estimation "flash" de 52,7 et en hausse par rapport à sa valeur de 51,9 en juillet.

    "L’accélération de l’expansion dans le secteur des services résulte d’une solide croissance des nouvelles commandes et d’une nouvelle progression de l’emploi", a expliqué Eliot Kerr, économiste de Markit. Il a ajouté qu’elle était compatible avec progression de 0,3% du produit intérieur brut sur la période juillet-septembre comme au cours des deux trimestres précédents.

    à suivre dans LA TRIBUNE

    Brexit : Boris Johnson perd un vote crucial, des élections anticipées probables

    ROYAUME-UNI Le Parlement britannique va pouvoir déposer un texte pour empêcher une sortie sans accord au 31 octobre, ce qui devrait conduire le Premier ministre à demander des élections législatives le 14 octobre

    Rebondissement dans l’interminable feuilleton du Brexit. A l’issue d’un débat animé, les députés de l’opposition et des élus conservateurs rebelles hostiles à un « no deal » ont remporté un vote crucial mardi soir, par 328 voix contre 301. En reprenant le contrôle de l’agenda législatif, les députés vont pouvoir, ce mercredi, empêcher le Premier ministre britannique Boris Johnson de faire sortir le Royaume-Uni de l’Union européenne sans accord au 31 octobre, et demander un report du Brexit au 31 janvier.

    Mais Boris Johnson avait prévenu qu’il n’accepterait « sous aucune circonstance » de demander à Bruxelles un nouveau report. Il devrait donc logiquement déposer mercredi une motion pour organiser des élections législatives anticipées le 14 octobre. Cette motion, qui sera soumise au vote des députés mercredi, devra recueillir les deux tiers des voix.

    « Nous n’aurons pas le choix »

    Les élus de l’opposition ont été rejoints par 21 Tories opposés à un "no deal" –dont Nicholas Soames, le petit-fils de Winston Churchill, ou l’ex-ministre des Finances Philip Hammond– qui ont soutenu la motion. Les rebelles seront expulsés du parti comme l’avait promis Boris Johnson.

    Le Premier ministre a pris la parole après le vote. Selon lui, si le Parlement met sa menace à exécution mercredi, « cela sera synonyme d’un nouveau report et d’une grande confusion, et c’est l’Union européenne qui décidera combien de temps on restera ». Il l’a assuré : « Je ne veux pas d’une élection [anticipée], les électeurs n’en veulent pas. Mais nous devrons faire un choix. »

    à suivre dans 20 Minutes.fr

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