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PROPOS DE PRESSE


Au quotidien, un grand nombre d’informations, dans la presse et au travers des médias, peut nous interpeller.

Une actualité "commentée"

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Août 2020


    Donald Trump pourrait-il abandonner la course à la présidentielle ?

    Donald Trump pourrait-il abandonner la course à la présidentielle américaine ? Même si elle semble peu probable, l’hypothèse circule néanmoins depuis quelques temps dans les cercles d’initiés.

    Et si finalement Donald Trump renonçait à se présenter pour un second mandat ? Supposition farfelue, fantasme de ses adversaires, cette hypothèse quelque peu surréaliste circule néanmoins depuis quelque temps dans les cercles d’initiés américains. Il y a un mois, des républicains s’inquiétaient même à haute voix de cette éventualité sur la chaîne de télévision Fox News, tout acquise au président sortant. Cette semaine, c’est au très sérieux magazine américain Politico de reposer la question sous la plume du journaliste John F. Harris.

    "Tout est possible avec cet homme-là"

    Ce dernier étayant son propos en invoquant l’histoire récente de son pays : le 31 mars 1968, Lyndon B. Johnson (LBJ), le successeur de John Fitzgerald Kennedy, annonce au grand étonnement de tous qu’il ne se représentera pas à l’élection présidentielle. "Voilà un président qui savait déjouer les pronostics. Trump nous fera-t-il cette surprise ?", s’interroge John F. Harris. Sans se faire d’illusions.

    Mais à président hors norme, réaction hors norme. "Tout est possible avec cet homme-là, souligne Laurence Nardon, responsable du programme Amérique du Nord à l’Institut français des relations internationales. Avec son caractère narcissique, le fait qu’il n’aime pas perdre, qu’il rejette la faute sur les autres, qu’il ne soit pas un politique comme ses homologues et que les derniers chiffres de popularité ne soient pas bons, on peut légitimement penser que, s’il a la conviction de perdre et d’être humilié publiquement, il pourrait jeter l’éponge." D’autant que ceux qui le connaissent ou le côtoient affirment qu’il préférerait être perçu comme un lâcheur plutôt que comme un perdant. Et nous ne sommes plus en 2016, quand il pouvait se dire qu’il n’avait rien à perdre. "Donc oui, si quelqu’un peut claquer la porte, c’est bien lui", poursuit-elle.

    Un fiasco financier

    Encore faut-il que la machine ­républicaine et ses financiers le lui permettent. Peu probable, selon les spécialistes. Et le changement de tactique dans sa campagne tend à montrer que Trump reste un battant. Après le fiasco du meeting en Oklahoma, le président sortant a changé de braquet et embauché un nouveau directeur de campagne, chargé de capter les électeurs du centre. Fini le sobriquet de "Sleepy Joe", et vive "Joe le socialiste" : "Son message a basculé, et il agite la peur du socialisme en dépeignant un Biden inféodé à l’aile gauche du parti démocrate", explique encore Laurence Nardon. Quant au journaliste John F. Harris, il continue à espérer qu’au dernier moment "Trump nous fera une séquence à la LBJ".

    à suivre dans le JDD

    Explosions à Beyrouth : les explications scientifiques

    Vanessa de La Grange, ingénieure au CNRS, explique au « Point » comment les réactions chimiques ont pu se produire dans la capitale libanaise.

    Les deux gigantesques explosions qui ont touché Beyrouth le 4 août 2020, faisant au moins 100 morts et des milliers de blessés, ne sont que les dernières d’une longue liste de catastrophes impliquant le nitrate d’ammonium. Largement utilisé pour fabriquer des engrais agricoles, il entre aussi dans la composition de certains explosifs, et fait partie à ce titre des substances surveillées par les services antiterroristes du monde entier. Le nitrate d’ammonium est un composé chimique formé d’azote, d’hydrogène et d’oxygène, qui se présente sous la forme d’un sel blanc, en poudre granuleuse.

    « C’est un produit très utilisé dans les engrais pour l’agriculture, car c’est une source d’azote, mais il est aussi utilisé pour la fabrication d’explosifs, de joints ou encore d’adhésifs », nous explique Vanessa de La Grange, ingénieure à l’unité de prévention du risque chimique du CNRS. « Ce n’est pas un explosif ni un combustible : il est classé comme matière solide comburante. Cela signifie que cette substance fournit de l’oxygène et favorise la combustion des autres matières », ajoute-t-elle. « De manière générale, trois conditions doivent être réunies pour qu’une combustion ait lieu, c’est ce qu’on appelle le triangle du feu : un combustible ou inflammable, comme du papier, du bois ou un produit chimique ; un comburant, comme l’oxygène de l’air ou du nitrate d’ammonium ; et une énergie d’activation, comme une flamme, la chaleur, une étincelle ou encore de l’électricité statique », précise la chimiste.

    « Il semblerait qu’il y ait eu une détonation »

    Avant la seconde explosion de Beyrouth, la plus grave, un incendie semble ravager des entrepôts du port. « Le nitrate d’ammonium, en présence d’une source de chaleur importante, peut subir une décomposition en plusieurs étapes, et il peut y avoir explosion rapidement si le nitrate d’ammonium est dans un espace confiné », explique Vanessa de La Grange. « La décomposition est difficile à obtenir avec un produit pur, mais la présence de produits incompatibles, comme des acides, des agents réducteurs (graisses, huiles, fioul, sucre, etc.), du soufre, du phosphore, des chlorures ou encore des métaux en poudre, augmente le risque », précise-t-elle. C’est pour cette raison que des règles de stockage très strictes sont imposées pour cette substance. L’explosion de l’usine AZF à Toulouse, en 2001, avait probablement été causée par un non-respect de ces règles, qui ont été renforcées depuis.

    « Ce qui définit une explosion, c’est, dans un espace confiné, la réaction brusque de combustion ou la décomposition, avec une augmentation soit de la pression, soit de la température, soit des deux », poursuit-elle. « Lors d’une explosion, l’onde de choc se propage à une certaine vitesse : si cette vitesse est supersonique (supérieure à la vitesse du son, NDLR), alors on aura une détonation ; si elle est subsonique (inférieure à la vitesse du son, NDLR), alors une déflagration aura lieu », précise-t-elle. « Ici, il semblerait qu’il y ait eu une détonation, d’après le nuage en forme de champignon, caractéristique des détonations, bien que souvent associé aux explosions nucléaires », détaille Vanessa de La Grange.

    « Le nitrate d’ammonium, quand il est utilisé comme source d’azote dans les engrais, pourrait être remplacé par du sulfate d’ammonium, ou de l’urée, couplé à d’autres molécules, selon des expérimentations d’une équipe de l’université américaine du Missouri datant de 2006 », précise encore la scientifique.

    à suivre dans Le Point

    Plan de relance : la difficile équation de Bercy pour rattraper le retard français

    La mauvaise nouvelle était attendue, mais le plongeon n’en est pas moins historique. Selon une première estimation publiée par l’Insee vendredi, le PIB français a diminué de 13,8 % au deuxième trimestre . Le plus fort recul de son activité depuis au moins 1949, après une baisse de 5,9 % au premier trimestre. Si c’est l’Espagne qui détient le record (-18,5 %), la récession en France est au-dessus de la moyenne de l’Union européenne, qui est à -11,9 %, et a fortiori de l’Allemagne et ses quelque 10 % de baisse.

    Petite consolation

    La chute d’activité enregistrée dans l’Hexagone s’explique par le confinement très strict en vigueur entre mi-mars et fin mai en France et l’exposition plus forte à la crise de ses secteurs phares (aéronautique, automobile, tourisme). Un confinement qui a à la fois conduit à la mise à l’arrêt des productions non essentielles et stoppé la consommation. Cela se retrouve d’ailleurs dans les données de l’Insee : l’institut a constaté un repli limité des dépenses alimentaires, sans doute lié aux réserves constituées en mars, et une baisse à deux chiffres des achats d’autres biens et services, dont la production a baissé de 14,2 % au deuxième trimestre après -5,5 % au premier. Petite consolation, « la baisse de la consommation a été un peu moins forte qu’anticipé et on pouvait craindre un effondrement plus important de l’investissement », constate le directeur de la conjoncture de Rexecode, Charles-Henri Colombier.

    Résultat : la première estimation de l’Insee est trois points en dessous de ce qu’il escomptait, en ligne avec la prévision de la Banque de France début juillet. « Ca prouve que nous ne sommes pas impuissants face à la crise », s’est félicité Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance, en référence aux mesures d’urgence prises par le gouvernement depuis le début de l’épidémie.

    « Faire mieux »

    Bruno Le Maire a ajouté que les mesures de soutien à la demande et le plan de relance qui sera présenté le 25 août devraient permettre de « faire mieux » que la contraction de 11 % du PIB prévue par le gouvernement pour l’ensemble de l’année. La plupart des économistes anticipent un repli inférieur à 10 %. En tout cas, le chiffrage des dégâts de la crise sur la croissance renforce la pression sur l’exécutif, alors qu’il se trouve face à une équation complexe.

    Il lui faut en effet soutenir l’offre alors que l’activité a chuté de près d’un quart dans la construction, de quelque 17 % dans la production de biens et de 13,4 % dans celle de services, et que nombre de PME risquent la faillite. Cela passe par le maintien de soutiens importants pour les secteurs les plus touchés (activité partielle de longue durée, prolongation à des bonnes conditions des prêts garantis, etc.), un plan d’investissement intervenant rapidement et la baisse plus structurelle de la pression fiscale sur l’appareil productif.

    Mais il lui faut aussi encourager la consommation, alors que la menace d’une deuxième vague de Covid-19 ne va pas convaincre les Français d’utiliser leur épargne de précaution , sans avoir les moyens de l’Allemagne (qui a diminué sa TVA pour six mois) et avec le risque qu’une relance de la consommation ne profite surtout aux importations. Le constat de l’Insee d’une baisse nettement plus forte des exportations que des importations au deuxième trimestre (-25,5 % après -6,1 % contre -17,3 % après -5,5 %) n’est pas fait pour rassurer sur ce point. La crise actuelle pourrait accroître les déséquilibres de l’économie française. Le plan de relance devra aussi viser à contrer une telle évolution.

    à suivre dans Les Échos

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