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Janvier 2020

Donald Trump promet des sanctions contre l’Irak et des représailles contre l’Iran

janvier 2020


Du 06/01/2020 par AFP pour Le Point

Macron, Merkel et Boris Johnson, eux, appellent et demandent à l’Iran de respecter les engagements pris en matière de nucléaire en 2005.

Donald Trump a menacé dimanche l’Irak de « très fortes » sanctions si les troupes américaines étaient contraintes de quitter le pays, après le vote dimanche du Parlement irakien pour réclamer leur expulsion. « S’ils nous demandent effectivement de partir, si nous ne le faisons pas sur une base très amicale, nous leur imposerons des sanctions comme ils n’en ont jamais vu auparavant », a déclaré le président américain à bord d’Air Force One, de retour de Floride où il était en vacances. « Elles feront apparaître les sanctions contre l’Iran comme presque faibles », a-t-il ajouté. « Nous avons une base aérienne extraordinairement chère là-bas. Elle a coûté des milliards de dollars à construire. Nous ne partirons pas s’ils ne nous remboursent pas », a-t-il encore dit.

Le Parlement irakien a demandé dimanche au gouvernement de « mettre fin à la présence des troupes étrangères » en Irak, lors d’une séance extraordinaire en présence du Premier ministre démissionnaire Adel Abdel-Mehdi.

Le président américain a par ailleurs une nouvelle fois menacé Téhéran de « représailles majeures » en cas d’attaque iranienne contre des installations américaines au Moyen-Orient en réponse à l’élimination par les États-Unis du général iranien Qassem Soleimani. « S’ils font quoi que ce soit, il y aura des représailles majeures », a-t-il déclaré. La réponse de l’Iran à l’assassinat du général Qassem Soleimani « sera assurément militaire et contre des sites militaires », a affirmé un conseiller du guide suprême iranien, le général de brigade Hossein Dehghan, dans une interview accordée dimanche à CNN.

Donald Trump a également une nouvelle fois menacé de frapper des sites culturels iraniens. « Ils ont le droit de tuer nos ressortissants […] et nous n’avons pas le droit de toucher leurs sites culturels ? Cela ne marche pas comme ça », a-t-il dit.

L’appel des puissances européennes

D’une seule voix, un peu plus tôt, les puissances européennes ont lancé un appel à l’Iran. L’Allemagne, la France et la Grande-Bretagne ont appelé dimanche l’Iran à abandonner les mesures qui sont contraires à l’accord nucléaire de 2005, alors que Téhéran venait d’annoncer qu’il s’affranchissait de toute limite sur l’enrichissement d’uranium. « Nous appelons l’Iran à retirer toutes les mesures qui ne sont pas conformes à l’accord nucléaire », ont déclaré dans un communiqué commun la chancelière allemande Angela Merkel, le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique Boris Johnson.

L’accord a été conclu à Vienne en 2015 après douze ans de crise et d’intenses négociations entre l’Iran et les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU (Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni et Russie) plus l’Allemagne. L’Iran s’y engage à réduire ses capacités nucléaires en échange de la levée de sanctions internationales. Mais en 2018, le président Donald Trump a décidé le retrait unilatéral des États-Unis de l’accord et le rétablissement de sanctions. Depuis, l’Iran s’est progressivement affranchi d’engagements figurant dans l’accord.

« Retenue et responsabilité »

Les trois responsables européens ont par ailleurs évoqué dans leur communiqué les tensions croissantes consécutives à la frappe aérienne américaine qui a tué vendredi à Bagdad le général iranien Qassem Soleimani et un important responsable irakien pro-iranien, Abou Mehdi al-Mouhandis. Ils appellent dans ce contexte l’Iran, qui a promis des représailles, à s’abstenir de mener « de nouvelles actions violentes ou d’apporter son soutien à de telles actions ». « Il est à présent crucial d’opérer une désescalade. Nous appelons tous les acteurs à montrer le maximum de retenue et de responsabilité », déclarent Merkel, Macron et Johnson. Leur communiqué commun a été publié quelques heures après qu’ils se sont entretenus au téléphone.

Plus tôt dimanche, un porte-parole du gouvernement allemand a déclaré que les trois dirigeants s’étaient mis d’accord pour coopérer à une réduction des tensions dans la région.

à suivre dans Le Point

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