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Juillet 2018

Constitution, déficit, retraites... Philippe assure le service après-vente au lendemain du Congrès

juillet 2018


Du 10/07/2018 par Sophie de Ravinel pour Le Figaro

Après le discours d’Emmanuel Macron à Versailles, Édouard Philippe s’est notamment montré rassurant sur l’issue de la révision constitutionnelle, avec « bon espoir » que les parlementaires s’entendent.

Donner au chef de l’État la possibilité constitutionnelle d’écouter le Parlement réuni en Congrès et lui répondre est-il un affaiblissement du rôle de premier ministre ? Un changement des fondamentaux de la Ve République ? Pour Édouard Philippe, la réponse est non. Au lendemain de l’intervention d’Emmanuel Macron devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles, le chef du gouvernement est venu préciser quelques points mardi matin sur le plateau de France 2, en particulier sur la réforme constitutionnelle qui débute ce jour à l’Assemblée. « Ce que je trouve amusant, c’est que lorsque le président respecte scrupuleusement la Constitution, on le critique, a-t-il ainsi noté. Il propose de la modifier, non pas pour changer la nature des institutions, mais pour pouvoir écouter les parlementaires et leur répondre en une forme de conclusion. Et alors là, tout le monde se met à crier... »

« Le texte va forcément évoluer... »

Édouard Philippe a jugé « parfaitement naturel » et « parfaitement légitime » que « des députés d’opposition s’opposent », alors que 80 parlementaires LR ont publié une tribune sur les menaces contre le Parlement qui seraient contenues dans la réforme constitutionnelle, évoquant, une « attaque au bazooka ». Son seul regret : « Qu’ils le fassent avec un sens de la caricature et de l’outrance » lui semblant « assez largement excessif ». « Le président de la République tient les engagements de sa campagne, a-t-il assuré. Il veut un Parlement qui soit plus efficace, qui consacre plus de temps aux éléments qui sont les plus importants » avec « un meilleur contrôle par les parlementaires de l’action du gouvernement » et « moins de parlementaires » pour « des débats de meilleure qualité ». « Je comprends que les députés de l’opposition soient sensibles à cette baisse et en soient agacés », a-t-il ironisé, soulignant avoir « bon espoir qu’à la fin, les parlementaires s’entendent sur le texte de la révision constitutionnelle ». « Le texte va forcément évoluer », a en outre concédé Édouard Philippe.

« Revenir à l’équilibre » d’ici 2022

Sur les dépenses publiques, le premier ministre affirme qu’en « aucune façon » l’objectif d’afficher un excédent en 2022 serait revu à la baisse. Mais il a fortement souligné l‘objectif « de revenir à l’équilibre » d’ici 2022. « J’ai 47 ans et cela fait 43 ans que la France vote des budgets en déficit. C’est dingue », a-t-il insisté, avant d’admettre : « Si on est à 0, plutôt qu’à 0,2 en termes d’excédent, on aura quand même fait quelque chose qu’aucun gouvernement n’a réussi à faire depuis 50 ans ».

Sur le dossier des territoires, alors que trois associations - l’Association des Maires de France (AMF), Régions de France et l’Assemblée des Départements de France (ADF) - ont annoncé boycotter la conférence nationale des territoires (CNT) du 12 juillet, Édouard Philippe a regretté que ces associations « ressemblent parfois à des syndicats d’élus ». Pour lui, « la politique de la chaise vide cela n’a jamais constitué la base d’un dialogue ». Il a précisé que « beaucoup d’autres associations viennent ». Et de conclure : « Cela compte car on travaille très bien avec elles ».

Sur la réforme des retraites, enfin, alors que le chef de l’État a indiqué lundi que « rien ne changera pour les retraités d’aujourd’hui », Edouard Philippe a assuré que « beaucoup de gens souhaitent se faire peur ou faire peur aux autres sur ce sujet ». « Quand un système est plus juste, a-t-il assuré, il y a rarement des perdants ».

à suivre dans Le Figaro

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